Il y a des choses qui ont beau s'aittirer comme des aimants, ne collent pas ensemble. Des choses qui, malgré tes efforts incessants ne marchent juste pas. Ne collent pas. Et tu as beau essayé inlassablement de les faire fusionner, elles ne marchent pas. Non. Alors, tu te poses des questions? Pourquoi ça ne marche pas? Où est le problème? Moi?

Mais peut-être tout simplement que le problème n'est ni moi ni toi. Peut-être que quand quelque chose ne marche pas, c'est simplement qu'il n'est pas fait pour marcher. Peut-être tout simplement qu'il faut arrêter d'essayer d'assembler des choses qui ne collent pas. Car tu as beau croire de toutes tes forces que cette partie est la moitié de l'autre partie, mais peut-être que ce n'est pas le cas. Alors je pense qu'à un moment, il faut simplement letting go. Laisser partir. Avançer. Tu sais, ce putain de mot que tu ne supportes pas... Pourquoi s'acharner quand il est évident que ça ne te convient plus? Pourquoi?

Je doute de l'amour, tu sais. Je doute de tout ce qui tourne autour de l'amour. Je doute du bonheur, et de la sensation des lèvres chaudes et aimées plaquées sur les miennes. Je doute des bras rassurants qui sont censés nous attendre quelque part. Et le vent souffle, et les matins dans les rues ternes semblent de plus en plus froids. Mais le froid éclaircit mes idées, je crois. Tu connais cette sensation, respirer l'air glacé, fermer les yeux un instant, et durant une seconde ou deux, oublier. Et simplement être. Comme si, d'une minute à l'autre, tu allais t'envoler, t'enfuir loin de tout ça, si loin. 

Mais tu ouvres les yeux. Et rien n'a changé ici. Alors, il faut cligner des yeux, et traverser la rue. Enfoncer les mains dans tes poches parce que le froid commence à les engourdir. Baisser la tête et avancer droit devant toi. Et surtout, surtout, ne pas regarder en arrière. 

Serrés l'un contre l'autre dans le bus, les autres gens les ignorant, bien assez peu préoccupés par deux enfants pour leur adresser un regard, ils respirent, laissent leurs regards se croiser. Le temps d'un instant. Elle sourit, il sourit. Mais déjà ils tournent la tête. Mais déjà ils mettent fin au rêve. Et dans la chaleur du bus, se sentant en sécurité serrée contre lui, elle espère secrètement que le froid ne viendra pas la chercher de si tôt. Et les portes s'ouvrent, et d'un pied elle descend, l'air glacial s'engouffrant déjà en elle, et son seul désir est de remonter près de lui. 

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"Et dans cet infini blanc et pur, je me suis laissée porter, envoler, d'ici. Et mon esprti s'est vidé, je crois. Et je crois que, pour la première fois depuis longtemps, tu sais, j'ai sentie quelque chose, ici, tout au fond, juste là, quelque chose s'est dégelé en moi. Au milieu de l'hiver." 

"Everything is possible now."

" - Together?

 - Together." Hunger Games.

"Darlin, i feel like i'm losing myself, again..."

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your butterfly'll save you from cat. draw it now.