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Un clique. Un chargement. Un cœur qui bat. Un choc.

je ne m'y attendais pas. 

Tout était normal. J'agissais comme chaque jour et comme chaque fois. Mais il suffit bien d'une chose, si petite soit-elle, pour tout changer, à nouveau. 

Ce fût comme un éclair, illuminant la plaine déserte de sa lumière blanche et pure, mais destructrice. Si destructrice. Un éclair qui me foudroya en pleine face. Me retourna, me propulsa loin de tout, de moi, m'écrasa violemment contre un mur, mur que je croyais détruit, bel et bien enseveli sous les décombres du passé. Comme si on appuyait soudain sur une ancienne blessure douloureuse. Comme si on m'enfonçait à nouveau sous terre alors même que je commençais enfin à en émerger. Comme si tout à coup, tous mes efforts et ma force étaient soudain réduis à néant.

Voir ce visage. Les courbes de ce corps que j'ai tant et tant observé. Ce sourire, infime, mais si beau. 

Tu représentes tellement. Tellement de choses que tu ne peux même pas imaginer. 

Je pensais avoir dressé des barrières. T'avoir éloigné , sorti, détruis.

Alors qu'elle est cette douleur qui me transperce de tous les côtés, me force à me soumettre à nouveau? Quelle est cette faiblesse qui se réveille d'un léger sommeil ? Quelles sont ces pensées, que je m'étais pourtant juré d'oublier ?

"ton sourire avant mes larmes. ton bonheur avant ma peine. ta vie avant la mienne."

3 phrases qui autrefois, signifiaient tout.

Je ne T'ai pas atteint 

non, je t'ai perdu.

Sur la carte j'ai fais une croix | Pour chaque coup, chaque mort, chaque piège. | Mon monde s'est réduis à une feuille noire. | Sans la moindre trace de neige.

et tu n'es jamais revenu.

Je m'étais habituée à cette absence. Et soudain, en te regardant , c'était comme si tu n'avais jamais cessé de me manquer, comme si je n'avais jamais eu moins besoin de toi. Comme si, au final, je revenais en arrière. Comme si tout allait bien, à nouveau. Mais je savais au fond de moi que ce n'était qu'une illusion, et que tu étais toujours loin, absent, partis. Et c'est ce qui m'a détruite à nouveau. Le fait de savoir que tu étais là, à porté de main, si proche, mais pourtant si loin...plus inaccessible que jamais auparavant. Je me suis sentie tomber, les larmes m'ont aveuglées une nouvelle fois. J'ai pleuré. J'ai pleuré de tristesse mais aussi de joie. De joie car tu étais la, tu allais bien, tu semblais en vie. Pas moi. Soudain je me suis rendue compte d'une chose, simple mais complexe en elle-même. 

"Quoi qu'il se passe, quoi qu'il m'arrive, je t'appartiendrai toujours dans un sens"

J'aimerai tellement, tellement pouvoir te prononcer ces simples mots.

Tu me manques.