LIFE SUCKS SO MUCH

dimanche 02 février

Elle m'a dit qu'elle avait pas envie de devenir grande. Elle m'a dit qu'elle avait pas envie de devenir grande parce que ça voudrait dire que papa et maman ils seraient mort. Elle m'a dit qu'elle trouvait ça nul d'être grande. Et putain qu'est-ce que j'ai eu envie de pleurer. Oui, ma chérie, moi non plus j'ai pas envie de devenir grande si tu savais, et si tu savais ce qui t'attends. Si seulement il existait un moyen de te protéger de toute cette merde. Peut-être que tu passeras au travers. Ou pas. 

Elle m'a dit que la mort lui faisait peur. Et j'ai rétorqué que moi, elle me faisait pas peur la mort. C'est ma copine la mort tu sais. Tu verras, tu verras que peut-être un jour tu la verras sous un visage différent. L'autre côté. J'ai pas peur de la mort. Regarde autour de toi, tu les vois? Tu les vois tous ces monstres qui t'épient et t'observent? Tu les vois tous ces monstres qui avaient l'habitude de se cacher sous ton lit, et qui maintenant te poursuivent partout? Et t'as beau courir, putain, t'as beau courir de toutes tes forces, ils sont là, ils sont toujours là à essayer de te manger toute crue. Et t'as peur, tu flippes ta race, t'as envie de hurler, de t'enfuir, de te cacher quelque part, et tu fermes les yeux très fort, tu pries pour qu'ils disparaissent, pour que ce cauchemar prenne fin. Mais quand tu ouvres les yeux, ils sont toujours là. Et t'as beau appeler à l'aide, personne n'entend tes hurlements de terreur. 

Quand j'étais petite, j'étais persuadée que ma couette me protégeait de tout, des monstres aussi. Je pensais que c'était une sorte de carapace magique qui m'epêcherait d'être dévorée ou enlevée. Puis, j'ai grandis. Et regarde-nous maintenant, enlacés là-dessous, à crier, à pleurer, à prier pour que ça s'arrête. Quand le rêve tourne au cauchemar, qu'est-ce qu'on peut faire pour que ça s'arrête? Parce-que j'ai beau me pincer, m'arracher la peau, je me réveille pas. 

Elle m'a dit que son doudou la protège des mauvais rêves. Et je suis là à serrer le mien contre moi, les ongles entrant dans la peau, en me demandant si le mien me protégera aussi. 

 " Hit me! Hit me again! C'mon! I'm not scared! I'm not scared! I wanna feel something! Hit me Cook! I'm not scared!"

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Tes amis deviendront tes ennemis. Le rose est tourné au noir. Le soleil a laissé place à la lune. Regarde ton visage, regarde comme il est faux. Tu vois ce sourire, je sais qu'il est faux, je sais que tu dois te mordre la lèvre pour empêcher les larmes de rouler le long de tes joues et que ton mascara ne dégouline. Je sais que tu dois continuer à sourire à chaque instant, alors que tu hurles à l'intérieur. je sais que tu dois allumer la musique à fond pour couvrir tes cris. Je sais que ton regard si fier, n'est en réalité qu'un regard brisé. Je sais que des fois, tu pleures tellement que t'as du mal à respirer. Je sais que tu pries Dieu de faire cesser ce calvaire. Je sais que chaque jour, chaque minute, tu tiens le coup. Je sais que tu es obligé de faire bonne figure et de ne pas t'effondrer devant eux. Je sais. 

Mais pas eux.

Elle m'a dit que si on courrait très très vite, peut-être qu'on arriverait à s'envoler. Alors on a essayé. Oh, j'ai prié pour m'envoler, pour m'envoler loin d'ici et plus jamais revenir. Mais on s'est pas envolées. Non, on est restées au sol.

On a pas de valeur. Regarde-nous. On est rien. Absolument rien. C'est eux qui l'ont dis. On est rien. Mais moi je veux être quelque chose pour quelqu'un. Je veux signifier, je veux être éternelle. Je veux te manquer, je veux un sourire et des regards. Je veux des larmes et une voix qui me dit de tenir bon. Je veux un hurlement de terreur, je veux une violence qui fait mal. Je veux haine et amour entrelacés. Je veux un mot. Je veux une caresse et une gifle. Je veux que tu viennes me chercher là où tu m'as laissé. Je veux qu'on s'en aille. Je veux courir jusqu'à épuisement. Je veux que tu tues les monstres et que ta voix fasse taire les voix. Je veux que tes bras chassent Cat et Sue et Perrie, je veux ton poing dans leurs gueules, je veux que tu leur craches dessus et qu'on les regarde mourir en s'embrassant. Je veux ton rire et mes larmes, je veux notre bonheur et notre malheur, je veux tout ça moi.

Je voudrais simplement vivre un peu. 

"The voices, the voices! There're here again! Make them go! The voices! Please!"

Wake up Stiles, wake up!

 

"We were special remember? Everything's so fragile...I could be dead in a second."

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dimanche 05 janvier

foutaises

Je me demande souvent à quoi ça sert. À quoi ça sert tout ça. Est-ce qu'il y a un sens. Parce que, quand j'y réfléchis, j'en trouve pas, de sens. J'ai beau penser pendant des heures, allongée sur mon lit dans le noir, j'y arrive pas. Je ne trouve pas à quoi ça sert. ou plutôt à quoi je sers. J'ai pas d'utilité, tu sais. Pas vraiment. J'veux dire, si j'existais pas, qu'est-ce que ça changerai? Rien. Mon existence n'est pas nécessaire. 

Il y a des gens dans le monde, leur vie sert à quelque chose. Parce qu'ils ont fais de grandes choses avant, et que maintenant le monde entier sait que sans eux, rien ne serait pareil. J'aimerai être de ces gens-là. Moi tu vois, j'veux que ma vie est un sens, un but. Je refuse d'être comme tous ces gens, qui passent leur vie à râler, à se plaindre, et qui croient tout savoir mieux que nous, sous pretexte qu'ils ont un bac+ je sais pas combien, et qu'ils sont mariés. 

Parce que, quand on y pense, tous ces gens là, ils passent peut-être leur vie à nous faire des leçons, à nous dire qu'ils savent et qu'ils comprennent. Mais tu sais quoi, moi tous ces gens-là, j'ai juste envie de leur cracher à la figure. Ou de rire, de rire bien fort. Seulement, c'est pas des choses qui se font, tu vois. Ils sont pathétiques. Tous pathétiques. 

Ce que je déteste le plus, c'est la manière dont ils essaient de nous embrouiller le cerveau. Avec leurs histoires d'égalité, de fraternité, de "beauté de la vie". J'y crois pas à tout ça, moi. Pas une seconde. Dès que tu grandis un peu, tu te rends compte qu'autour de toi, c'est pas du tout comme on te l'avait expliqué. Toutes ces couleurs vives, elles me font mal aux yeux. Elles sont fausses. Ils sont faux. 

"Je comprends."

Oui c'est vrai, j'avais oublié, t'as passé un diplôme spécialisé dans la psychologie des adolescents mal en points. Donc comme tu le dis, tu sais, tu comprends.

"Si t'as besoin de quoique ce soit, je serai toujours là, si t'as besoin de parler..."

Non, c'est faux, tu seras pas "toujours là". Bientôt, très bientôt, tu seras plus là. Du tout. Et puis, vos ébats de gentillesse et de pitié j'en veux pas putain, j'en veux pas. Et qu'est-ce que tu veux que je te dise? Tu trouves que c'est triste de voir les choses de façon si "négatives" à mon âge? Je vois pas les choses négativement en fait. Je les vois simplement sous leur vrai visage, comparé à vous, qui vous voilez sans cesse la face, et qui vous écroulez au moindre trou dans la route, incapables de le surmonter. Vous qui faites sans cesse semblant. Semblant que la vie est belle et que vous êtes heureux d'être en vie. Mais votre existence, concrètement, elle sert à quoi? À rien. Pas plus que la mienne et la tienne d'ailleurs. 

C'est triste, dans un sens. 

J'en ai plus qu'assez, tu sais. Ils croient que c'est simple. Ils croient qu'ils feraient mieux. Ils croient qu'ils me connaissent. Mais en vérité, qu'est-ce qu'ils savent de moi, de toi, d'eux, d'elle? Rien. Rien du tout.

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Je sais pas si ça t'est déjà arrivé de voir la personne que tu considérais comme l'une des plus fortes au monde, s'effondrer subitement devant tes yeux. Tes yeux qu'ils croient dupes. 

Voir ce tremblement parcourir le corps, faire trembler légèrement la lèvre inférieur, voir la respiration s'accélérer, tenter de calmer le flot d'émotions le noyant peu à peu. Sans succès. Voir ces yeux devenir rouges, et ce menton trembler, tandis que la voix d'ordinaire si dure, si sûre, si rassurante, se briser. Voir ces poings se serrer de rage, car, non, il ne faut pas craquer, pas ici, pas maintenant. Voir ce visage se crisper. Lire la souffrance si connue, si côtoyée, se dessiner sur un visage qu'on aurait tant aimé pouvoir préserver de tout ça. 

Ça fait mal. 

C'est ridicule d'avoir mal. Ils disent que c'est "humain". Dans, ce cas, c'est ridicule d'être humain. 

C'est comme l'amour. C'est ridicule. Pathétique. Ils me font rire. À y croire, à oser espérer que tout va s'arranger dans leurs vies grâce à l'amour. Ils se marient, se font des promesses, s'engagent. Et à la première difficulté, baissent les bras. Et puis s'en va. Ahah. Aujourd'hui, c'est comme si le mariage n'avait plus de sens. On se marie pour faire bonne impression, parce que ça joue dans notre réputation, ça fait dire aux autres qu'on a "réussis notre vie". Mais plus pour les véritables raisons. Le marirage, c'est un engagement, une promesse. La promesse de s'aimer, de veiller l'un sur l'autre, de vieillir ensemble. Pour le meilleur et pour le pire? Mon cul. Les gens semblent avoir oublié tout ça. Tout s'oublie.

Rien ne dure pour toujours. Tout est éphémère. J'aime ce mot. Cette phrase est la seule qui soit vraie, je crois. Rien ne dure. Pas même les choses les plus longues. Tout à une fin. Une fin inévitable qu'on s'efforce de repousser. Encore, et encore. 

Et moi, je suis là. Encore, et encore, et encore. 

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" - J'm'en branle, Jal, dis-le. J'm'en branle.

 - J'm'en branle.

 - Énorme ! Allez viens, on s'tire d'ici."

 Skins

"We are like stars
Waiting to shine
We're just waiting for our moment to arrive
Is it just dark days
We must survive
"

Tich

"Just set it on fire
And you'll feel no pain
Your skies will burn brighter
When you feed the flames
So let it burn
Cause you got it in you
Let it burn
To light up and break through
Set it on fire
Turn them all to dust
So they can't touch us"

Tich

"I walk a lonely road
The only one that I have ever known
Don't know where it goes
But it's home to me and I walk alone

I walk this empty street
On the Boulevard of Broken Dreams
Where the city sleeps
And I'm the only one and I walk alone"

Green Day

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dimanche 08 décembre

Il y a des choses qui ont beau s'aittirer comme des aimants, ne collent pas ensemble. Des choses qui, malgré tes efforts incessants ne marchent juste pas. Ne collent pas. Et tu as beau essayé inlassablement de les faire fusionner, elles ne marchent pas. Non. Alors, tu te poses des questions? Pourquoi ça ne marche pas? Où est le problème? Moi?

Mais peut-être tout simplement que le problème n'est ni moi ni toi. Peut-être que quand quelque chose ne marche pas, c'est simplement qu'il n'est pas fait pour marcher. Peut-être tout simplement qu'il faut arrêter d'essayer d'assembler des choses qui ne collent pas. Car tu as beau croire de toutes tes forces que cette partie est la moitié de l'autre partie, mais peut-être que ce n'est pas le cas. Alors je pense qu'à un moment, il faut simplement letting go. Laisser partir. Avançer. Tu sais, ce putain de mot que tu ne supportes pas... Pourquoi s'acharner quand il est évident que ça ne te convient plus? Pourquoi?

Je doute de l'amour, tu sais. Je doute de tout ce qui tourne autour de l'amour. Je doute du bonheur, et de la sensation des lèvres chaudes et aimées plaquées sur les miennes. Je doute des bras rassurants qui sont censés nous attendre quelque part. Et le vent souffle, et les matins dans les rues ternes semblent de plus en plus froids. Mais le froid éclaircit mes idées, je crois. Tu connais cette sensation, respirer l'air glacé, fermer les yeux un instant, et durant une seconde ou deux, oublier. Et simplement être. Comme si, d'une minute à l'autre, tu allais t'envoler, t'enfuir loin de tout ça, si loin. 

Mais tu ouvres les yeux. Et rien n'a changé ici. Alors, il faut cligner des yeux, et traverser la rue. Enfoncer les mains dans tes poches parce que le froid commence à les engourdir. Baisser la tête et avancer droit devant toi. Et surtout, surtout, ne pas regarder en arrière. 

Serrés l'un contre l'autre dans le bus, les autres gens les ignorant, bien assez peu préoccupés par deux enfants pour leur adresser un regard, ils respirent, laissent leurs regards se croiser. Le temps d'un instant. Elle sourit, il sourit. Mais déjà ils tournent la tête. Mais déjà ils mettent fin au rêve. Et dans la chaleur du bus, se sentant en sécurité serrée contre lui, elle espère secrètement que le froid ne viendra pas la chercher de si tôt. Et les portes s'ouvrent, et d'un pied elle descend, l'air glacial s'engouffrant déjà en elle, et son seul désir est de remonter près de lui. 

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"Et dans cet infini blanc et pur, je me suis laissée porter, envoler, d'ici. Et mon esprti s'est vidé, je crois. Et je crois que, pour la première fois depuis longtemps, tu sais, j'ai sentie quelque chose, ici, tout au fond, juste là, quelque chose s'est dégelé en moi. Au milieu de l'hiver." 

"Everything is possible now."

" - Together?

 - Together." Hunger Games.

"Darlin, i feel like i'm losing myself, again..."

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your butterfly'll save you from cat. draw it now.

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mercredi 13 novembre

solitude

Il y a quelque chose de beau dans la solitude. Quelque chose de profond. Tout le monde n'aime pas la solitude, je le sais. Il existe pas mal de gens qui la détestent même. Pas mal de gens ne supportent pas l'idée d'être seuls. Ils ont constament besoin d'être entourés, de sentir la présence des gens autour d'eux. Peut-être n'ont-ils jamais eu l'occasion de se retrouver tout seul, ou peut-être au contraire, en ont-ils trop souffert par le passé. 

Quoiqu'il en soit, je ne suis pas de ces personnes.

J'aime être seule. Ce que je me demande, c'est si c'est parce qu'aujourd'hui, je suis habituée à me sentir seule, ou simplement parce que j'aime ça. 

Quand je suis seule, je pense. J'imagine des choses. Je pense à des choses aux quelles je n'ai pas le temps de penser (ou pas le droit de penser) quand je suis avec eux. Je me sens bien toute seule. Leur compagnie ne m'aide pas. Voir leurs faux sourires en permanence ne m'aide pas. Leur stupides phrases sur le bonheur non plus. Non. Moi j'aime coller mon front contre ma fenêtre et regarder la pluie tomber dehors. Les gouttes rouler sur la vitre, comme des larmes roulant sur un visage. Les larmes ne font pas mal. Elles sont la preuve de nos souffrances et de notre détresse. Mais elles ne font pas mal. 

"skys are crying i am watching, catching two drops in my hands."

Quand il pleut, c'est comme si le ciel pleurait. Est-ce que ça signifie que lorsqu'il y a une tempête, le ciel est en colère? 

Pleurer en silence, discrètement, sans que personne ne s'en apperçoive, est quelque chose que tout le monde ne sait pas faire, je crois. On apprend à le faire au fil du temps. 

Parfois, on se dit que la solitude serait mieux pour nous. Je suis la première à me dire ça. Il est le deuxième. Et pas le dernier, je pense. 

"Oublie."

Non. Non je n'oublie pas. Et puis d'abbord ça s'oublie pas les gens comme lui. 

Tu sais, au bout d'un moment, les gens ont beau te répéter des choses, du genre "tout va s'arranger, accroche-toi" etc, au bout d'un moment, tu te rends compte que tout ça, c'est du faux. Que c'est de la grosse merde inventée pour te faire croire qu'ils tiennent à toi. Mais en vérité, ils en ont rien à foutre. Ils bien trop occupés par leurs petites vies pour te dire autre chose que "je comprends mais t'inquiète ça va aller." Alors que, non, ils comprennent pas. Et non ça va pas aller. Des fois je me demande si je suis destinée à être abandonnée. Que ce soit sans faire exprès ou exprès. Je me demande pourquoi, rien qu'une fois, je suis pas foutue d'être assez bien, pour quelqu'un. J'ai prié. J'ai prié pour être assez bien pour lui. Après toi, N, A, je pensais que j'y arriverai avec lui. Mais non. Haha. Quelle idiote. C'est quoi mon problème? Sérieusement. Des fois j'aimerais juste avoir une explication.

Un truc qui me permette de comprendre tout ça.

"Promis ?"

"Promis.."

Je tiens jamais mes promesses. Même à lui, j'y arrive pas. 

La vie est une pute. Une grosse pute. On te dit qu'elle est belle, mais c'est faux. 

"Tu vois tout en noir."

Non, je vois aussi du gris. Du gris clair et du gris foncé. Mais j'avoue qu'il y a pas mal de noir. 

Laisse moi tomber, encore une fois. Laisse-moi seule, à nouveau. 

La solitude, on la provoque aussi. La colère, la peine, nous font parfois dire des choses qu'on ne voulait pas. 

"Dégage! Pars! Arrache-toi! Reviens plus jamais!" 

Mais lorsqu'il s'en va vraiment, tu supplies Dieu pour qu'il revienne. 

Je déteste la joie. Je déteste l'amour. Je déteste le bonheur. Je déteste l'espoir. Mais j'aime son sourire. Et malheureusement, son sourire me donne de l'espoir. Cet enfoiré d'espoir. Qui finira par nous faire tomber. 

"i hate you, don't leave me."

"it's probably what's best for you, i only want the best for you, and if it's not the best then you're stuck."

"Mais je sais que cela ne sert à rien. Il ne reviendra pas. J'abandonne. (...) J'ai envie que tout cela ne soit plus là. Que moi non plus je ne sois plus là, dans cet hôpital, dans cet état intermédiaire où je vois ce qui se passe mais sans le ressentir vraiment. Je ne peux hurler jusqu'à avoir la gorge en feu, ni frapper du poing la vitre jusqu'à ce que je saigne, ni m'arracher les cheveux par poignées jusqu'à ce que le douleur de mon corps prenne le dessus sur la douleur de mon coeur."                     Gayle Formann, Si je reste . 

"wherever you are, no matter how far i promise that i won't give up on you, cause i'm in love with you, yeah i still in love with you."

"we accept the love we think we deserve."

On est tous seuls dans notre solitude. 

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samedi 19 octobre

157 messages et des yeux verts

Je me souviens de tout. Comme si c'était hier. Comme si je n'avais pas tout foutu en l'air. Comme si rien avait changé. Les battements de son coeur contre moi. Mes doigts jouant avec les siens. Il faisait froid ce soir-là, mais ses lèvres à lui étaient chaudes. Et je ne crois pas que je frissonais à cause du froid.

J'ignore pourquoi, mais je n'ai jamais voulu assumer mon amour pour lui. Ça me semblait trop impossible. Mais quand j'y repense, il a toujours, toujours été là. Il n'a jamais abandonné. Il ne m'a jamais abandonné. Et moi, tout ce que j'ai fais, c'est lui faire du mal. Moi qui m'étais pourtant juré de ne jamais faire souffrir quelqu'un comme tu m'avais fais souffrir. 

Mais on sait tous que je suis incapable de tenir une promesse...

Pourquoi est-ce que j'ai fais ça? Pourquoi j'ai eu peur tout à coup ? Pourquoi ? Peut-être parce que je n'étais pas prête à assumer mon amour finalement, ou parce que je suis trop faible. Idiote. Peut-être parce que j'avais peur qu'il découvre à propos de Cat, et qu'il me fuit ? Peut-être parce que je n'étais pas à sa hauteur, et qu'au fond, je le savais... J'en sais rien. Tout ce que je sais, c'est que ce fameux putain de jour, où je lui ai dis que je ne ressentais rien pour lui, j'ai menti. Comme jamais j'avais menti. La preuve, c'est que j'en ai pleuré. Je n'arivais pas à appuyer sur "envoyer", ça me paraissait impossible. Et pourtant je l'ai fais. Et tandis que le message s'envoyait, mes larmes coulaient et mouillaient l'écran du téléphone. 

J'avais tellement envie de renvoyer un message, disant que c'était une blague, qu'évidement que je l'aimais. Mais je ne l'ai pas fais. Non. J'ai finis par me dire que c'était parce que je m'en foutais de lui. Liar.

Puis, il y a eut ce jour. On m'a dit qu'il l'avait embrassé. Elle. Une autre. Normalement, j'aurai dû m'en foutre complètement. Normalement. Au lieu de ça, j'ai eu l'impression que tout s'écroulait à nouveau autour de moi. Et j'avais beau continuer de sourire, à l'intérieur je suis tombée. Ce jour-là, pour la première fois, cette colère est montée en moi. Cette haine, cette haine qui me bouffe. Colère contre elle, contre lui, contre moi surtout. Mais le soir, seule dans le noir, en larmes, j'ai compris que ce n'était pas à lui que je devais en vouloir. Lui, il essayait juste d'être heureux. La seule responsable de tout ça, c'était moi. C'est moi. Tout est de ma faute. Pas de la sienne. La mienne. Ce soir-là, j'ai décidé quelque chose qui a orchestré ma vie jusqu'à aujourd'hui. 

Son bonheur avant le mien. Qu'importe que je pleure, s'il rit. Qu'importe si je souffre, s'il est heureux. Il fallait qu'il soit aussi heureux qu'il le méritait. Je lui devais au moins ça. Je n'avais pas le droit de bousculer à nouveau sa vie. 

Alors je l'ai ignoré. J'ai arrêté de le regarder, arrêter de croiser son regard. J'ai arrêter de lui sourire, arrêter de répondre à ses sourires. J'ai fais en sorte de faire comme s'il n'était pas là, comme s'il ne comptait pas. J'ai fais comme si je ne l'aimais pas. Pour moi, ça a toujours été clair, dans son esprit il fallait que je sois la méchante et qu'elle soit la gentille. Il fallait le pousser à l'aimer et à m'oublier. Il fallait qu'il me haïsse. Qu'il me déteste. Autant que je me déteste. 

Mais chaque jour, chaque minute, chaque seconde est devenue un peu plus dure. 

Cat m'a consollé. Et je me suis encore plus détester pour ça. Je crois que le pire qu'il puisse nous arriver, c'est d'en plus de Cat, de Sue et toutes les autres, la culpabilité. La volonté d'effacer ces horribles erreurs qui nous rongent. 

Les nuits ont commencées à devenir plus longues, en seulement deux semaines vous me direz. Mais moi, moi je croyais que jallais mieux. Je croyais que tout s'arrangeait. J'y croyais. Pauvre conne. 

J'ai recommencé à pleurer. Pour lui. Parce que je réalisais que chaque jour qui passait, je le perdais un peu plus. Et faire semblant de ne pas l'aimer, alors que mon amour pour lui grandit de jour en jour, d'heure en heure, de minute en minute, de seconde en seconde, est la chose la plus difficile que j'ai jamais eu à faire durant ma vie. Je le jure. 

J'aimerai tellement lui dire pardon. 

"Pardon, pardon pour tout. Je t'aime, plus que ma vie, plus que tout. Je suis tellement désolée, pardonne-moi."

De simples mots que j'ai rêvé lui dire plus d'une centaine de fois durant les trois semaines. Mais chaque fois que j'ai voulu le faire, je me suis souvenue. Je n'ai pas le droit de gâcher son bonheur. Il est heureux maintenant. Avec elle. Je n'ai pas le droit de venir tout chambouler, à nouveau. Je n'ai pas le droit. Je veux qu'il soit heureux. Chaque fois que j'ai voulu le faire, j'ai reculé et traversé la cour sans lui jeter un regard, comme si je ne le voyais pas. Comme si je n'avais pas attendu qu'il sorte pour le voir sourire, ne serait-ce qu'une seconde. J'avais oublié, tu sais, ce qu'on ressentait quand on aimait quelqu'un pour de vrai. Je ne veux plus jamais lui faire de mal. Je ne veux plus jamais qu'il souffre. 

Je me sens tellemet coupable. De tout ce que je lui ai fais. 

De l'aimer autant. 

"T'as vu, c'est toi là, avec toi j'en ai 157 des messages !"

Son sourire d'enfant, ses câlins, ses mains, ses bisous. Nos conversations. Pourquoi je m'en rappelle si bien ? Pourquoi ils (elles) me manquent tant ? 

" - D'ailleurs pendant les vacances, tes yeux ils ont verdis !

  - Haha :p les tiens ils sont marron :)"

J'aime les yeux verts. Je l'ai toujours dis. A cause de lui ? Aucune idée. Peut-être. Peut-être pas. 

Il a toujours été une faiblesse pour moi. Même si j'ai toujours refusé de l'admettre. Peut-être qu'au fond je l'ai toujours aimé, mais comme on dit : "c'est quant on perd quelque chose qu'on réalise à quel point on y tient". 

Une part de moi me dit qu'il faut que je continue de lui faire croire que je m'en fous de lui, que c'est comme ça qu'il sera heureux. Mais l'autre part de moi m'ordonne d'aller tout lui dire, de le supplier de me pardonner, de lui expliquer.

Qui je dois écouter ? J'en sais rien. 

Ce que je sais, c'est que c'est de plus en plus dur. De plus en plus dur de vivre chaque jour en me disant qu'il me déteste sûrement, et qu'il croit à mes mensonges. De plus en plus dur de me lever tous les matins en me disant que je l'ai sans doute perdu (impression de déjà-vu?). Quand nos regards se sont croisés, ces deux dernières fois, j'ai cru que j'allais m'effondrer. Tout ce dont j'avais envie, c'était de lui murmurer "pardon, je t'aime". De lui sourire. Un petit sourire en coin, discret, que personne ne remarquerait à part lui, comme s'il n'avait jamais existé. Juste pour lui montrer que j'ai toujours là. Que je ne l'avais pas oublié. 

Mais la seule chose que j'ai pu faire, au lieu deça, fut de baisser les yeux, et de retenir mes larmes. 

Oui, je l'aime. Non, je ne sais pas pourquoi, ni comment c'est arrivé. 

Je tiendrais. Je tiendrais en regardant son sourire, et en pensant à son bonheur. Je tiendrais en donnant son prénom à tous mes papillons dessinés au marqueur sur le poignet. Je tiendrais. Ou j'essaierai. 

Mais en attendant, il me manque. Plus que tout au monde. 

 

 

 

 

 

Pardon. Je t'aime. Sois heureux je t'en supplie. Je t'aime.

 

 

 

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samedi 28 septembre

idiote

As-tu déjà été trahi? Je n'avais jamais vraiment expérimenté ça. Croire en certaines personnes, avoir une confiance aveugle; et réaliser soudainement que ta gentillesse et ta "confiance" t'ont totalement aveuglé. 

"Il faut que je te dise quelque chose..."

Des mois, des mois entiers de mensonge. Et toi, toi tu es là comme une conne au milieu de tout ça, te demandant bêtement pourquoi tu n'as rien remarqué. Moi qui croyait vous connaître. J'étais au centre du jeu, au centre du petit manège et on ne m'a jamais prévenu du sens dans lequel il tournait. Jusqu'à ce que le joli petit manège déraille et explose, mais, même là, je n'ai rien vu. Rien. Pourquoi ? Parce que je donnais ma confiance à tout le monde. Parce que je suis ridiculement naïve. 

Ce sentiment qui m'envahi, ce sentiment de dégout, de colère, de tristesse mélangés, je n'arrive pas à en garder le contrôle. À passer au-dessus. Je ne peux pas enjamber une telle chose. Comment as-tu osé? Comment as-tu pu? Comment avez-vous pu ? Je ne sais pas. L'adrénaline, sûrement. L'excitation du secret, je suppose. 

Mais tu sais ce qui fait le plus mal, c'est de se rendre compte que pas une seconde, l'un ou l'autre n'a pensé au mal qu'ils pourraient me faire. Pas une seconde ils ne se sont dit que je pourrais souffrir de ça, ou même simplement que je méritais un minimum d'être au courant. Pas une seconde ils n'ont eu le courage de m'avouer quoique ce soit. Ils m'ont laissé dans l'incertitude, penser comme une idiote que nous ignorions toutes les deux les raisons. Alors qu'ils savaient. Que ça faisait partit de leur jeu. 

Est-ce que je n'étais qu'une pièce dans votre jeu? Une décoration sur votre manège? Un obstacle à passer? Tu dis que non, tu me jures que non. Mais même si j'essaie de tout mon coeur d'y croire, je ne peux penser qu'à ce mal-être qui nait en moi. Cette sensation qui me murmure que je ne suis qu'une imbécile. Une imbécile aveugle. Une imbécile heureuse.

Dieu aurait dit que nous devions être gentil et aimer notre prochain, ou quelque chose comme ça. Je commence à comprendre pourquoi tant de gens ne respecte pas ce conseil. Si tu es gentil, ils te bouffent. Si tu es méchant, ils te respectent mais te haïssent. Qu'est-ce qui vaut mieux?

Comment avoir confiance à 100% en des personnes qui ne cessent de vous montrer qu'ils vous poignarderont dans le dos à la première occasion? 

"Mais...tu pleures?"

Non je ris, je ris bien fort. 

"On se dira tout maintenant, promis, je ne te cacherai plus jamais rien"

J'espère. J'espère parce-que je peux te jurer que jamais je n'oublierai ça, et que s'il arrivait une autre chose dans le style cette fois je ne pourrais passer au-dessus.

Il y a des choses qui sont dures à encaisser, tu sais. Des choses qui, malgré nos efforts incessants, ne partent pas, ne nous laissent pas en paix. Des blessures qui malgré le pansement que l'on tente d'appliquer, n'arrêtent pas de saigner. 

Comment voulez-vous que Cat s'en aille si le monde entier me déçoit perpétuellement? 

Cette rage, cette haine , cette colère qui naît en moi. Je ne peux pas la supporter, non. Tous ces coups bas sont trop durs à encaisser. Ils me percuttent et me retournent, me jettent au tapis. Passe-moi une paire de gants, je veux me relever, je veux leur foutre un coup de poing, les assomer, les détruire comme ils me détruisent. 

Laisse-moi. Laisse-moi partir. Laisse-moi m'enfuir loin de leurs visages. Loin de leurs sourires hypocrites. Loin de leurs "je t'aime" insignifiants et de leur réconfort incéssant. Loin de leur pitié. Loin de tout ce qui pourrait leur ressembler. Si je reste, je risque de les tuer un par un, avant de tuer ma dernière et eternelle ennemie...moi. 

Je ne veux pas croire en leurs excuses, ni en leurs larmes. Je ne veux pas croire en leurs espoirs merdique. Rien n'est vrai, ici, tu sais. Je veux briser ce miroir où je vois ces foutues larmes jaillirent, je veux détruire tout ça et laisser ma rage sortir hors de moi, la laisser les emporter dans son flot. 

Elle me consume mais je la repousse. Ils me détruisent mais je les pardonne. Mais ai-je réellement le choix ? Et je continue seulement à me demander s'il existe une différence entre la vie, le paradis et l'enfer.

Je suis tellement idiote mon amour. 

 

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"There's only hate
 There's only tears
 There's only pain
 There is no love here
 Oh, so what will you do?
 There's only lies
 There's only fears
 There's only pain
 There is no love here"

 

 

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mardi 10 septembre

come little heal

Les choses changent. Les choses changent si vite. En une journée, une heure, une minute, un instant, les choses peuvent changer.Une vie peut basculer, en un mot, une phrase, un battement de coeur, une respiration, un regard. Au fond, notre équilibre est si fragile, n'importe quoi peut nous faire basculer, une chose, si infime soit-elle, peut renverser notre vie, notre état. 

Il a suffit d'une fois pour que mon équilibre s'établisse par rapport à toi, d'une fois (d'un départ plutôt) pour que ce même équilibre bascule et s'explose. Après ça, il n'y a plus eu d'équilibre du tout. Je marchais sur un fil, glissant, avec l'éternel incertitude de ce qui allait se passer. Je savais pourtant que je risquais de tomber, et le précipice qui était en dessous de mes pieds semblait sans fin. 

Pourtant, je suis tombée.

J'ai touché le fond et je n'ai pas pu remonter, tu sais. J'ai essayé, tu sais, j'ai tant et tant essayé de remonter. Mais à chaque fois, je suis retombée. 

Jusqu'à ce que Cat me trouve. Suivie de Sue et de Perrie. Et qu'elles deviennent mes seules alliées, en plus du manque. Des alliées aussi ennemies qu'amies. 

Ils n'ont jamais rien vus. 

Et puis, tout à coup, il est là. Il est là et il me regarde en souriant. J'ignore qui il est, il ignore qui je suis. Tout ce que je sais, c'est qu'il est là. Lui. Lui à qui je me suis tant accrochée pour t'oublier, lui à qui j'ai rennoncé. Et puis, lui, qui finalement, est venu. Il ne sait rien, ne te connait pas, ne connait ni Cat, ni Sur, ni Perrie. Juste moi. Mais pas la moi t'appartenant. J'ai deux côtés, un côté sombre, le tien, et un côté blanc, le sien, et celui de V. Ce côté-ci est celui que je connais à peine, dont j'ignorai l'existence, dont seul , lui et me rappelaient l'existence. Ce côté-ci est celui enfouit au fond de moi, que je préfèrais ignorer. Car jusqu'à il y a si peu de temps, je considérais qu'il n'était pas une part entière de moi. Je considèrais que seule ta partie comptait. 

Mais non. 

Non. 

Non, ils existent. C'est plutôt toi qui n'existe pas. Chez quelqu'un de normal, c'est ta partie que je devrais ignorer, oublier. Mais tu fais partie de mon monde. Cet univers, que j'ai crée, tourne autour de ton souvenir. Je ne peux juste pas le refouler, ou l'oublier. Tu es là. Tu seras toujours là. Mais la peine, elle, disparaitra. 

Elle s'envolera comme une multitude de papillons. J'ignore si, un jour, je pourrais parler de toi comme si tu n'importais plus. Ce que je sais, c'est que la peine est moins lourde à porter aujourd'hui. Qu'elle me noie moins, m'éttouffe moins. Me tue moins. Je vis avec elle, peut-être est-ce pour ça, par habitude, que je sens moins sa présence. 

Je souris à nouveau sincèrement, de temps en temps, tu sais. Mes larmes s'eclipsent, mes yeux sèchent. Mon coeur se fait plus dur, et les nuits m'effraient moins. 

Alors, oui je vais peut-être mieux. Et oui, oui, j'espère qu'il me guérira complètement. 

Ca peut paraître con, tu sais. Mais j'espère à nouveau. Et ce, grâce à lui.

 

 

ps : tu me manques. 

Posté par tobestronger à 19:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]

mercredi 24 juillet

flash back

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Un clique. Un chargement. Un cœur qui bat. Un choc.

je ne m'y attendais pas. 

Tout était normal. J'agissais comme chaque jour et comme chaque fois. Mais il suffit bien d'une chose, si petite soit-elle, pour tout changer, à nouveau. 

Ce fût comme un éclair, illuminant la plaine déserte de sa lumière blanche et pure, mais destructrice. Si destructrice. Un éclair qui me foudroya en pleine face. Me retourna, me propulsa loin de tout, de moi, m'écrasa violemment contre un mur, mur que je croyais détruit, bel et bien enseveli sous les décombres du passé. Comme si on appuyait soudain sur une ancienne blessure douloureuse. Comme si on m'enfonçait à nouveau sous terre alors même que je commençais enfin à en émerger. Comme si tout à coup, tous mes efforts et ma force étaient soudain réduis à néant.

Voir ce visage. Les courbes de ce corps que j'ai tant et tant observé. Ce sourire, infime, mais si beau. 

Tu représentes tellement. Tellement de choses que tu ne peux même pas imaginer. 

Je pensais avoir dressé des barrières. T'avoir éloigné , sorti, détruis.

Alors qu'elle est cette douleur qui me transperce de tous les côtés, me force à me soumettre à nouveau? Quelle est cette faiblesse qui se réveille d'un léger sommeil ? Quelles sont ces pensées, que je m'étais pourtant juré d'oublier ?

"ton sourire avant mes larmes. ton bonheur avant ma peine. ta vie avant la mienne."

3 phrases qui autrefois, signifiaient tout.

Je ne T'ai pas atteint 

non, je t'ai perdu.

Sur la carte j'ai fais une croix | Pour chaque coup, chaque mort, chaque piège. | Mon monde s'est réduis à une feuille noire. | Sans la moindre trace de neige.

et tu n'es jamais revenu.

Je m'étais habituée à cette absence. Et soudain, en te regardant , c'était comme si tu n'avais jamais cessé de me manquer, comme si je n'avais jamais eu moins besoin de toi. Comme si, au final, je revenais en arrière. Comme si tout allait bien, à nouveau. Mais je savais au fond de moi que ce n'était qu'une illusion, et que tu étais toujours loin, absent, partis. Et c'est ce qui m'a détruite à nouveau. Le fait de savoir que tu étais là, à porté de main, si proche, mais pourtant si loin...plus inaccessible que jamais auparavant. Je me suis sentie tomber, les larmes m'ont aveuglées une nouvelle fois. J'ai pleuré. J'ai pleuré de tristesse mais aussi de joie. De joie car tu étais la, tu allais bien, tu semblais en vie. Pas moi. Soudain je me suis rendue compte d'une chose, simple mais complexe en elle-même. 

"Quoi qu'il se passe, quoi qu'il m'arrive, je t'appartiendrai toujours dans un sens"

J'aimerai tellement, tellement pouvoir te prononcer ces simples mots.

Tu me manques.

 

 

 

 

Posté par tobestronger à 14:49 - Commentaires [2] - Permalien [#]

vendredi 12 juillet

pause-play

la sensation unique du soleil caressant mon dos. cette odeur salée, ce bruit de vagues éclantants sur le sable mouillé. un bras sous mon corps, l'autre a l'air libre. des étrangers, des inconnus partout autour de moi. le bout de mes orteils s'enfonçants dans le sable brûlant. le vent léger , presque imperceptible faisant voler des mèches de cheveux. les cris de joie des enfants , tout proches, semblants pourtant si lointains. 

je sens mon corps brûler sous la chaleur du soleil. mais je dois rester encore un peu. encore. les yeux fermés, la respiration calme, rien ne semble si compliqué ici. les gens ne regardent pas, ne s'attardent pas, ne me connaissent pas, ne me jugent pas. 

je sais que ce n'est qu'une coupure. une coupure, une pause, de la vraie vie. de l'enfer. 

je m'avance au bord. les vagues froides s'abattent sur mes pieds, mouillent mes chevilles. L'eau est glaciale. rien qu'en touchant mes pieds, elle rafraîchit mon corps tout entier. Je n'ose pas frissonner. deux enfants passent devant moi en courant , en riant. Ils éclaboussent mon ventre. Ils se poursuivent, s'attrapent, se jettent dans l'eau, ensemble. Je les regarde. Cachée là, derrière mes lunettes de soleil noires, personne ne sait où mon regard est réellement. Je me penche en avant, effleure l'eau du bout des doigts. Elle glisse sur ma main, et des gouttes salées roulent le long de mon bras, caressant les marques, qui me semblent alors appartenir à un autre temps. Pourtant , j ai du mal à supporter leur disparition, qui s'accélère au fil des jours. Si elles s'en vont, elles prendront une partie de moi. Mais je ne veux pas y penser. Pas maintenant.                     Je porte un doigt à mes lèvres, et, au lieu de sentir le goût du sang, je sesurin goût salé caresser le bout de ma langue. J'entends mon nom. Me retourne. On rentre. 

elle me sourit, me parle, me garde à la surface. je sais que plus tard, nous irons sauter dans l'eau fraiche toutes les deux ensembles.

j'ai l'impression que mes jambes se consument tant il fait chaud. la musique retentit dans mes oreilles, je n'entends rien, si ce n'est la voix du chanteur. 

cause only tears, cause only fears, there is no love here

No Love. Simple Plan. 


je me lève. marche. Le carrelage brûle la plante de mes pieds. Mais je m'en fous. Je laisse mon corps glisser dans l'eau fraîche, nettoyant ainsi mes rêves noirs éveillés. ma tête plonge sous l'eau, mes cheveux caressent mon dos. la respiration bloquée, j'ouvre grands les yeux. Tout est flou, comme dans ma tête, comme quand je pleure, mais ici, c'est pour de vrai. Je donne des battements de jambes, j'avance, j'évolue au fond du bassin sans un Bruit, comme une ombre se glissant derrière quelqu'un. tout est silencieux. je suis au plus profond. Je m'assois ici, quelques secondes. mes yeux me piquent et ma respiration commence à manquer. Alors je donne un violent coup de pied, propulsant mon corps vers le haut, vers le soleil brillant à la surface. 

Et j'émerge.

la tout de suite, je suis bien. 

Posté par tobestronger à 20:18 - Commentaires [0] - Permalien [#]

dimanche 30 juin

lost friend

Je me souviens au tout début, quand on ne se connaissait presque pas, combien tout était simple, mais aussi gêné et coincé. Le temps qui a passé a développé notre relation...jusqu'à la faire exploser. 

Je n'ai jamais su pourquoi tu faisais ça. Jamais. Tout ce que je sais, c'est qu'à chaque fois, tu es revenu. Et à chaque fois je t'ai pardonné, parce qu'au fond tu me manquais tellement et tu savais tellement trouver les mots juste que je ne pouvais rien y faire. Mais cette fois, je crois que tu ne céderas pas. Je crois que tu es vraiment partis.

 Tu as comblé ce vide de lui, dans un sens, et je crois que j'ai comblé ce vide d'elle, dans un sens. On s'est trouvés pile au bon moment. Au moment où on avait le plus besoin l'un de l'autre. On s'est entre-aider, sûrement, sans même s'en rendre compte. Toi plus que moi, c'est sûr. Malgré tout ce que j'ai pu dire, j'ai mal quand même tu sais. Ca me fait mal de me dire que c'est bel et bien finis. Tu ne pourras jamais savoir combien te parler m'aidait à tenir bon, et c'est d'ailleurs sûrement pour ça que les choses se sont agravées quand tu es "parti". Je sais pas ce que je représentais pour toi. Malgré ce que tu disais. En tout cas, vu le mal que ça m'a fait, je sais que je tenais à toi, au moins un peu. 

Je connaissais l'histoire. Je savais qu'il ne fallait pas s'attacher de cette manière. Mais avec toi j'ai fais l'exception. J'aurais jamais du croire ces promesses. Tu as mentis. C'était pas sincère. Ou tu as changé d'avis. Pourquoi ? 

Il me faut quelque chose à quoi m'accrocher. J'en ai besoin. 

Peut-être, peut-être que c'est la bonne solution. Peut-être que notre destin c'était ça, qu'on s'est croisé le temps de s'aider, mais qu'ensuite on a plus rien à faire ensemble. J'aurai tellement aimé que non. Tu es quelqu'un de bien, je peux pas le nier. Et dans un sens je comprend ton choix. Mais j'aurai tellement aimé que nos chemins soient entre-laçés encore un peu plus longtemps. Je n'étais pas prête à ça maintenant. Mais je n'ai pas eu le choix. C'est comme ça. 

J'espère pouvoir te remplacer un jour. Sincèrement. Mais sincèrement, au fond, je sais très bien que personne ne pourra remplacer et recréer cette relation si particulière qu'on avait. C'était bizarre. Inexplicable. Mais bon. Léger. 

Alors j'attend. J'attend que le vent emporte toutes les braises qu'il reste de toi à l'intérieur de moi. Mais même quand ce sera fais, je ne compte pas et ne veux pas et ne pourrais pas t'oublier. Je sais qu'en entendant ça tu aurais ris et m'aurait dit que j'étais "chou". 

Je te hais. Toujours parce que tu es un enculé. Mais je t'aime. 

 

 

 

 

 

 

to a.

Posté par tobestronger à 19:45 - Commentaires [0] - Permalien [#]